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La nouvelle commissaire fédérale de la police australienne, Krissy Barrett, a lancé un avertissement sévère concernant la montée des soi-disant « crimefluencers » — des réseaux d'individus qui exploitent en ligne de jeunes filles de manière particulièrement cruelle. Ayant pris la relève de Reece Kershaw plus tôt ce mois-ci, Barrett est la première femme à diriger la AFP et a utilisé son premier discours majeur pour mettre en lumière ce qu'elle appelle un nouveau front inquiétant dans la violence basée sur le genre. \n\nBarrett a expliqué que ces crimefluencers opèrent dans des réseaux décentralisés à la fois en Australie et à l'étranger. Ils glorifient le comportement criminel en ligne, y compris des actes d'exploitation sadique, des cyberattaques et de la violence. Bien que ces groupes ne disposent d'aucune direction centralisée ni d'idéologie commune, ils sont liés par une attirance pour l'extrémisme violent, le nihilisme, le sadisme et des idéologies comme le nazisme et le satanisme. Leur motivation n'est ni l'argent ni la gratification sexuelle, mais plutôt le chaos, l'anarchie et le désir de faire du mal aux autres.\n\nComposés principalement de jeunes garçons et hommes issus de milieux anglophones occidentaux, ces crimefluencers ciblent des jeunes filles vulnérables, en particulier des préadolescentes et adolescentes. Barrett a souligné que les victimes souffrent souvent d'une faible estime de soi ou de problèmes de santé mentale tels que l'automutilation et les troubles alimentaires, ce qui les rend plus susceptibles d'être manipulées et endoctrinées en ligne. Les auteurs attirent leurs victimes via une culture similaire aux jeux en ligne multijoueurs, où l'acceptation dans le réseau nécessite d'accomplir des tâches odieuses.\n\nCes tâches impliquent souvent le partage de vidéos ou d'images dérangeantes, y compris celles montrant de l'automutilation ou de la violence envers d'autres, comme des frères et sœurs ou même des animaux de compagnie. Les jeunes délinquants utilisent ces actes comme des « tests » ou des « niveaux » dans une forme tordue de ludification, où plus le contenu est dépravé, plus le statut au sein du groupe augmente. Dans certains cas, les victimes sont même échangées entre auteurs comme des personnages de jeu, chaque nouvel abuseur prenant le contrôle sur elles.\n\nLa commissaire Barrett s'est abstenue de nommer des groupes spécifiques pour éviter de leur donner la notoriété qu'ils recherchent, mais a clairement indiqué que ces réseaux de crimefluencers ont des conséquences très réelles au-delà du monde numérique. Elle a appelé à une prise de conscience de ce nouveau thème dans la violence basée sur le genre et a averti que ces crimes ne se limitent pas au virtuel mais débordent en dommages physiques. L'AFP prend la menace au sérieux, la reconnaissant comme un problème complexe impliquant la santé mentale, la sécurité en ligne et l'extrémisme.\n\nL'avertissement de Barrett met en lumière une tendance glaçante où la culture en ligne et l'extrémisme violent se combinent pour cibler les plus vulnérables de la société. Elle a appelé les communautés, les parents et les autorités à comprendre la nature de cette menace et à prendre des mesures pour protéger les jeunes afin qu'ils ne tombent pas dans ces réseaux manipulateurs et dangereux. Plus de détails et de mesures pour combattre ce problème évolutif sont attendus dans les semaines à venir.