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Les autorités pakistanaises ont appréhendé quatre individus liés à une cellule basée en Afghanistan soupçonnée d'avoir orchestré un attentat-suicide meurtrier à Islamabad. Cette attaque dévastatrice, visant un tribunal de district plus tôt cette semaine, a fait 12 morts et des dizaines de blessés. Le groupe derrière l'attaque est affilié au Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), une faction des talibans pakistanais qui a revendiqué la responsabilité. Les responsables affirment que les hommes arrêtés étaient liés au TTP et recevaient des directives de la direction du groupe basée en Afghanistan.\n\nSelon une déclaration du gouvernement pakistanais, le commandant de la cellule et trois autres membres sont actuellement en détention alors que les enquêtes se poursuivent. L'attentateur-suicide a été identifié comme Usman, également connu sous le nom de Qari, originaire de la province de Nangarhar dans l'est de l'Afghanistan. Le ministre de l'Intérieur Mohsin Naqvi a confirmé au Sénat que l'assaillant était afghan. Un suspect, Sajid Ullah, a révélé que Saeed-ur-Rehman, un commandant du TTP connu sous le nom de Daadullah, dirigeait l'opération via l'application de messagerie Telegram. Daadullah, originaire de la région pakistanaise de Bajaur, serait caché en Afghanistan et fait partie de la branche renseignement des talibans.\n\nLes arrestations résultent d'une opération conjointe du Bureau du renseignement pakistanais et du Département de lutte contre le terrorisme, bien que les autorités n'aient pas divulgué les lieux exacts des détentions. Islamabad avait été relativement épargnée par de tels incidents violents ces dernières années, le dernier attentat-suicide remontant à décembre 2022. Cependant, les responsables avertissent d'une résurgence de la violence, principalement alimentée par des groupes armés opérant prétendument depuis le sol afghan.\n\nEn plus de l'attentat d'Islamabad, les responsables pakistanais ont accusé des ressortissants afghans d'avoir participé à une attaque violente contre le Cadet College Wana plus tôt cette semaine. Lors de cette attaque, des assaillants ont engagé un échange de tirs de près de 20 heures, entraînant la mort de trois soldats et de tous les assaillants. Le gouvernement taliban en Afghanistan n'a pas répondu directement à ces accusations mais a exprimé une profonde tristesse et condamnation des attaques récentes.\n\nLa relation en détérioration entre Islamabad et Kaboul a atteint de nouveaux bas, exacerbée par des affrontements transfrontaliers le mois dernier qui ont fait plus de 70 morts, dont de nombreux civils afghans. Malgré plusieurs rounds de négociations, les deux parties n'ont pas réussi à finaliser les détails d'un fragile cessez-le-feu, chacun accusant l'autre du blocage. Avec les attaques récentes, la crainte grandit que les hostilités entre les deux voisins puissent reprendre.\n\nLe Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif s'est adressé au parlement au sujet de l'attentat d'Islamabad, le condamnant comme un acte terroriste horrible. Il a réitéré le désir du Pakistan pour la paix et une relation coopérative avec l'Afghanistan, soulignant que le pays ne peut tolérer les mensonges ni l'incapacité à contrôler les terroristes opérant le long de ses frontières. Le gouvernement reste engagé à poursuivre les enquêtes et anticipe d'autres arrestations alors qu'il travaille à démanteler ces réseaux militants.