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Les signalements d'oies malades et mortes autour de High River, en Alberta, ont suscité des inquiétudes quant à la propagation de la grippe aviaire dans les populations d'oiseaux locales. Cette ville, située à environ une heure au sud de Calgary, a observé une augmentation notable des oiseaux aquatiques affectés, ce qui a poussé les autorités et les experts en faune à émettre des avertissements. La grippe aviaire, communément appelée grippe des oiseaux, est une infection virale hautement contagieuse qui peut toucher toutes les espèces d'oiseaux, y compris la volaille domestique. Cependant, les canards et oies sauvages sont reconnus comme les principaux porteurs du virus, présentant souvent des symptômes tels qu'un comportement anormal comme nager en cercles et des yeux troubles.\n\nLa ville de High River a conseillé aux résidents d'éviter tout contact avec les oiseaux malades ou morts, de tenir les animaux domestiques éloignés de la faune et des cours d'eau locaux, et de signaler toute observation d'oiseaux malades ou décédés au gouvernement provincial ou à la Coopérative canadienne de santé de la faune. Une pathologiste vétérinaire de l'Université de Calgary, Dayna Goldsmith, a noté que l'épidémie actuelle n'est pas surprenante étant donné que la grippe aviaire affecte la faune depuis le début de l'automne, avec les taux de mortalité les plus élevés observés chez les oiseaux aquatiques, en particulier les oies du Canada. À High River, la plupart des cas signalés impliquent des oies présentant un comportement inhabituel, conforme aux signes classiques de la grippe aviaire.\n\nLes experts expliquent que la récente augmentation des cas de grippe aviaire coïncide avec la période de migration automnale où les oiseaux migrateurs se rassemblent en grands groupes, augmentant leur vulnérabilité au virus. Bien que des signalements d'infections similaires circulent depuis trois ans, l'incidence de cette année semble plus élevée, bien qu'il reste incertain si cela est dû à un changement de souche virale ou à un plus grand nombre d'oiseaux susceptibles. Le virus est connu pour sa capacité à évoluer rapidement, ce qui rend difficile la prédiction de l'évolution de l'épidémie dans les mois à venir.\n\nOutre les oiseaux aquatiques, d'autres espèces comme les rapaces et les pies peuvent également contracter le virus s'ils se nourrissent de carcasses infectées. Le ministère de l'Environnement et des Espaces protégés de l'Alberta a reconnu l'épidémie, notant que davantage de cas sont attendus à mesure que les oiseaux migrateurs poursuivent leur déplacement vers le sud à travers la province. Malgré cette augmentation, le nombre de cas confirmés reste faible comparé aux centaines de milliers d'oiseaux aquatiques traversant l'Alberta lors de la migration automnale. Depuis le 1er septembre, 169 cas confirmés en laboratoire de grippe aviaire ont été recensés chez les oiseaux sauvages dans la région.\n\nLes autorités recommandent à toute personne trouvant un oiseau mort d'éviter tout contact direct. Si la manipulation est nécessaire, il faut porter des gants, utiliser des sacs plastiques pour doubler l'emballage de la carcasse, se laver soigneusement les mains ensuite et signaler rapidement l'incident. Bien que la grippe aviaire cible principalement les oiseaux, des cas occasionnels ont été rapportés chez des mammifères tels que ratons laveurs, mouffettes, renards, chats et chiens au Canada. Rarement, des humains ont également été infectés, avec des symptômes allant de signes grippaux légers à des complications plus graves comme la pneumonie ou une défaillance organique.\n\nLes responsables locaux de la santé publique insistent sur la vigilance et la prudence durant cette période pour prévenir une propagation supplémentaire. La persistance du virus dans les populations d'oiseaux sauvages suggère que des épidémies peuvent continuer à survenir de manière saisonnière, l'automne étant généralement la période la plus critique, similaire aux schémas de la grippe chez l'humain. La communauté de High River et les environs sont invités à rester informés, à adopter des interactions sécuritaires avec la faune et à coopérer avec les autorités sanitaires pour surveiller et gérer efficacement la situation.