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Jim Minns, frère du Premier ministre de la NSW Chris Minns, est un avocat respecté et ancien officier syndical travaillant pour la Public Service Association (PSA), se concentrant sur les questions liées aux services correctionnels. Bien que Jim soit resté largement en retrait, les débats récents sur de nouvelles lois concernant l'autorité des gardiens de prison à déterminer la culpabilité des détenus ont mis son rôle en question. La PSA, dirigée par Stewart Little, fait pression sur le Premier ministre Minns pour abaisser le seuil de preuve pour les inconduites des détenus, passant d'une norme pénale à la prépondérance des probabilités, arguant que ce changement améliorerait la sécurité des agents. Le Parti travailliste a accepté de faire passer la législation au parlement malgré un rapport de l'Ombudsman révélant que les gardiens appliquaient déjà cette norme plus basse et que de graves abus de pouvoir avaient eu lieu.\n\nCette situation a suscité des inquiétudes quant à un potentiel conflit d'intérêts impliquant les frères Minns. Selon les règlements de l'ICAC, les ministres doivent divulguer les relations privées pouvant influencer leurs décisions officielles. Cependant, Chris Minns a refusé de confirmer s'il avait déclaré la position de son frère, invoquant la confidentialité des registres ministériels. Interrogé par les médias, son bureau n'a fait aucun commentaire, et le Premier ministre lui-même a choisi de ne pas répondre. Ce silence a suscité des interrogations parmi les observateurs politiques et les experts en intégrité.\n\nAnthony Whealy, KC et président du Centre pour l'intégrité publique, a critiqué le refus du Premier ministre d'aborder la question, déclarant qu'une position de « pas de commentaire » est insatisfaisante du point de vue de l'intégrité. Whealy reconnaît la forte influence du lobbying de la PSA mais souligne que la meilleure démarche serait que le Premier ministre déclare formellement tout conflit potentiel découlant du rôle de son frère. Même si le Premier ministre et son équipe soutiennent que l'emploi de Jim ne constitue pas un conflit — puisqu'il n'y a pas de bénéfice financier direct et que la PSA aurait un accès similaire de toute façon — le manque de transparence reste préoccupant.\n\nLa députée des Verts Sue Higginson estime que le Premier ministre enfreint les garanties anti-corruption en ne divulguant pas la relation, surtout que les nouvelles lois affectent directement le travail de Jim Minns. Higginson s'oppose aux changements proposés aux lois sur la discipline des prisonniers, avertissant qu'ils pourraient entraîner un traitement plus sévère et un risque accru de décès en détention. Elle appelle à une enquête plus large pour entendre tous les acteurs concernés, pas seulement la direction de la PSA.\n\nL'opposition s'est également exprimée, avec le porte-parole des relations industrielles Damien Tudehope exigeant que Minns clarifie s'il a déclaré la relation ou reçu des conseils contre cette déclaration. Il fait référence à la définition des relations personnelles étroites de l'ICAC, appliquée précédemment dans le cas de l'ancienne Premier ministre Gladys Berejiklian, pour souligner l'importance de la divulgation afin de préserver la confiance publique.\n\nLa connexion de Jim Minns à la PSA n'a été rendue publique que récemment, lorsque Chris Minns l'a mentionnée lors d'une interview radio au milieu d'une grève des travailleurs pénitentiaires. Le Premier ministre a admis que son frère est profondément impliqué dans les batailles juridiques du syndicat et qu'ils discutent fréquemment de ces questions en privé. Cependant, les frontières floues entre les liens familiaux et le devoir public ont soulevé des questions sur les obligations éthiques du Premier ministre.\n\nAlors que Jim Minns, en tant que citoyen privé, a tout à fait le droit d'exprimer ses opinions et de défendre son syndicat, Chris Minns, en tant que fonctionnaire élu, doit respecter une norme de responsabilité plus élevée. Le refus d'aborder ouvertement les conflits potentiels risque de saper la confiance dans la transparence et l'intégrité gouvernementales. À mesure que l'examen s'intensifie de la part des partis d'opposition et des députés indépendants, la prochaine décision du Premier ministre sur cette question sera étroitement surveillée.